Voyage en République Dominicaine, une île aux notes de café

La République Dominicaine : une formidable petite île à plus de 7 075 km de la France de l’autre côté de l’océan Atlantique à proximité de Cuba !

Voyez-vous, Charly, Daniel et Christèle de La Maison du Bon Café y ont posé leurs valises une petite semaine à l’occasion d’une rencontre avec le caféiculteur Samir Estate. Riche d’échanges et de découvertes, Charly nous raconte dans une interview son aventure dans les paysages de Caraïbes et les sentiers sinueux.


  • Connais-tu personnellement le pays ?


Charly
 : C’est la première fois que je me rendais sur cette petite île à l’accent espagnol. Pour autant, j’ai eu quelques échos de mon entourage sur la beauté des paysages, notamment du bleu turquoise de la mer et du sable blanc immaculé. Une description inaliénable et récurrente dès lors que l’on dépeint les îles des Caraïbes.

Haïti et la République Dominicaine sont des pays mitoyens où cohabitent deux cultures, et j’ai été marqué par l’accueil chaleureux des habitants. Il me revient également en tête la présence inévitable de la musique latino à chaque coin de rue !

  • Quelles typicités locales anciennes ou actuelles t’ont le plus marquées ?


Charly
 : La République Dominicaine est un pays émergent, perceptible à la qualité de vie des autochtones qui ont accès à des infrastructures médicales, administratives et des services en tous genres. Un dynamisme à mettre en adéquation avec l’économie touristique, qui montre nettement ses frontières du côté des plages de Punta Cana au sud de l’île.

Pour autant, cohabitent encore les traces de l’époque coloniale avec la présence de cathédrales, statues ou plus simplement d’un musée dédié à Christophe Colomb !

L’attelage de ces deux courants créé quelque chose de finalement assez insolite, avec une coutume où le rhum et le cigare s’affichent n’importe où.

  • Pourquoi la République Dominicaine pour le café ?


Charly
 : Aujourd’hui la République Dominicaine n’est pas reconnue comme le berceau de la culture du café. Néanmoins, depuis toujours, celui-ci a été exploité dans ses terres. Le climat subtropical est particulièrement propice à la pousse des arbres, en raison de l’alternance des saisons de pluie et saisons sèches.

La particularité de ce climat engendre une biodiversité luxuriante de couleurs au centre du pays. Imaginez un relief irrégulier avec des forêts verdoyantes, et à flanc des fermes agricoles où l’on cultive bananiers, orangers et autres arbres fruitiers. Un paradis gustatif, olfactif et visuel !

  • Quel a été votre ressenti une fois présent sur la plantation ?


La maison du Bon café a l’exclusivité de la récolte de Samir Estate
 et cela depuis quelques années. Ce voyage était l’opportunité de rencontrer Samuel, le gérant, et sceller davantage notre coopération pour les années qui viennent. Ensemble nous avons partagé un moment intense où nous avons abordé notre métier à travers la culture, le personnel et la bienveillance que nous tenons mutuellement à cultiver au sein de nos organisations.


Par ailleurs, c’est en se rendant sur place que nous nous apercevons du rythme effréné que mobilise une exploitation de café et ce pour pérenniser et proposer des produits de qualité.  Il ressort également de nos échanges qu’une fragilité de l’écosytstème se mesure. Ces dernières années ont été notamment une période sombre pour les cultures de café contaminées par la “Roya”. Une maladie très vivace qui depuis les années 2000 réduit la production et pousse les agriculteurs à se tourner vers d’autres cultures.

  • Qu’en est-il de la culture du café en République Dominicaine ?


Charly
 : Les gens consomment du café mais en faible quantité, qu’il soit originaire de leurs récoltes ou de pays étrangers. Ils ont une forte préférence pour une boisson plus alcoolisée comme je le disais précédemment : le rhum !

La production de café est donc surtout réservée à l’exportation.

  • Quelles sont les lieux incontournables à visiter ?


Charly :
 L’implantation des usines de cigares révèle une véritable industrie solide de plusieurs années, une fabrication qu’il est parfois possible de visiter ! Aussi, même si l’environnement touristique est intense, il est facile de trouver dans l’arrière-pays des endroits au calme et en profiter pour contempler des surfeurs ou des baleines le long des plages de Samana.

Les villes historiques ont un charme qu’il serait dommage d’occulter! Certains quartiers de Saint Domingue notamment sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pour finir, j’encourage les aventuriers à se rendre dans les zones les plus boisées pour percevoir une autre facette de ce pays, et peut être partager un repas permettant d’entrer véritablement en contact avec ses habitants.